Samedi 27 août : Il est 5h …. Debout tout le monde ! Il est temps d’aller à l’aéroport, direction Punta Arenas, dans le sud de la Patagonie.
On arrive un peu avant midi. On est alpagué par de nombreux chauffeurs. On n’arrive pas à savoir si c’est des taxis, des colectivos, des bus. Les prix sont tous identiques, grosso modo.
On en choisit un et c’est un petit colectivo. Attention ! nous sommes au Chili ! Ici, on ne monte pas à 30 dans un J9 ! C’est un 9 place, le dixième petit gars a été prié de prendre le suivant ! Le mini-van dépose chacun devant son hôtel. Ils sont vraiment bien organisés !
On arrive à notre hôtel …. Heu … c’est bizarre …. C’est censé être une auberge de jeunesse mais, en fait, c’est cher et style « classe » alors que le ménage n’est pas fait (on retrouve un caleçon du précèdent occupant de la chambre à côté du lit. C’est à nous de faire les lits (une première !! Et nous avons dormi dans des endroits pas toujours géniaux, souvent roots !).
Le salon commun est magnifique ! Il donne sur l’océan ! On se dit que le levé de soleil sera magique !
on part chercher à manger. Et là, le conseil de Séverin prend tout son sens …. MERCI Séverin !!! Il nous avait dit d’utiliser l’application Maps Me et là, en quelques secondes, tous les lieux de restauration s’affichent à l’écran …. C’est vraiment pratique !
On choisit le café des immigrants …. Ça nous parle, à nous qui ne parlons pas espagnol et qui débarquons en ville. Suivre son instinct ! Le serveur est top : il nous explique que les sandwichs sont gros et qu’on peut prendre un plat pour deux. Les enfants ont des menus spéciaux « ninos » avec glace et jus de fruit ! On décide que c’est fiesta ! on n’est pas au « bout du monde » tous les jours …. On prend des jus de fruits … on entend le mixeur et les jus frais arrivent : un délice. Le sandwich : à 2, on a eu du mal à arriver au bout ! Et comme c’est fiesta, et que le Lonely le conseillait, on a pris une part de tarte ……. Rhâaaaaaaaaa : si vous allez à Punta Arenas, allez manger une part de tarte au café des Immigrants !! Je n’en dirai pas plus !
Ensuite, on fait le tour de la ville. On va faire quelques courses (oui, les besoins à satisfaire sont, finalement, assez simples : dormir au sec et chaud – si possible, manger et l’hygiène – tant humaine que vestimentaire) et on se dit que notre hébergement n’est pas ce qui nous va … on cherche une autre auberge.
On tombe sur Backpackers Paradise : ils ont de la place ! Parfait – on arrive le lendemain !
On continue notre découverte de la ville et on s’arrête à la gare routière, savoir si des bus partent pour Ushuaia. Une compagnie de bus nous dit non : c’est l’hivers. Et une autre nous dit oui, mais à des prix qui nous font renoncer. Le Chili est un pays cher !
On retourne à notre « hôtel ». L’ambiance y est particulière … on n’est pas très à l’aise. Ravis de savoir qu’on part le lendemain ! Cependant, on rencontre un américain, bien sympa, avec qui on échange pendant qu’on buvait une boisson chaude.
Bon, sinon, il faut le dire ….. la Patagonie, en hivers, c’est froid ! Et beaucoup de vent ! On a fait les malins moins d’une heure, avant de mettre les thermiques et les pantalons softshell ! En même comme ça …. C’était limite au début, et on s'habitue ! Il ne fait pas « très » froid, en fait ! Les températures franc-Comtoises, en hivers, sont plus froides (nous sommes en fin d’hivers, début de printemps). Mais un vent qui gèle tout !! beaucoup de vent …. Beaucoup !
Donc, dimanche, nous nous levons gaiement et nous allons déjeuner dans ce joli lieu qu’est le salon commun – mais il est trop tôt. Du coup, on regarde le soleil se lever sur l’océan, juste en dessous d’un gros nuage de pluie ….. somptueux !
 Donc, il pleut ! Il avait plu à Chavin et à Paracas, mais jamais pendant des déplacements …. Première sortie des k-ways de sacs. Tout le monde est couvert, nos affaires bien étanches : c’est parti !
En fait, l’hôtel était loin du centre ! Il y a plus de 3 km. On arrive à l’auberge. On pose nos affaires et on va chercher les loueurs de voiture. Oui ! grand luxe : ici, on loue une voiture. Non, en fait, c’est pas forcément un choix : c’est l’hivers et ce n’est pas la saison touristique et il n’y a pas ou peu de transport en commun. On trouve les loueurs : ils sont tous au même endroit, c’est pratique. Mais c’est dimanche …. Nous ferons comme le Petit Prince et nous reviendrons demain.
On va manger au marché. On voit des crabes géants : Loric veut toucher. Le vendeur rigole et lui en colle un dans les mains. Pas rassuré, mais fier, le Loulou !
On continue à découvrir la ville. Il y a du vent et le froid commence à gagner. On cherche un café pour se réchauffer et goûter. C’est dimanche ! On pense à Antonio qui nous disait que Sucre était une ville morte le dimanche, alors que tout était ouvert. Là …. On se croirait à Héricourt …. Avec l’océan en plus. Bon, pour décharge, il pleut toujours. On finit par trouver et pas n’importe quoi ! Un salon de thé, chocolatier ! Un bon moment, revigorant. On rentre à l’auberge, faire sécher nos doudounes et préparer la journée de lundi. Un couple de Coréen arrive. Nous serons 6 à occuper l’auberge. Il y a des gros poêles qui réchauffent l’atmosphère et surtout …. un vieux jeu de bar, Street Fighter : la joie des enfants ! Mais surtout, deux chiens et un chat …. Les enfants profitent. Comme ils disent, ils font le plein de papouilles poilues car nos bestioles leurs manquent.